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Depuis une quinzaine d’années, de nombreuses colonies d’abeilles sont décimées partout dans le monde. Les causes de cette hécatombe ne sont pas encore établies. Selon les régions du monde, ce sont entre 50 et 90% des abeilles qui ont disparu.

Cette épidémie, d’une violence et d’une ampleur faramineuse, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible. En quelques mois, les abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. En Allemagne, selon l’association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes allant jusqu’à 80 % dans certains élevages. Même phénomène en Suisse, en France, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène Marie-Céleste », du nom du navire dont l’équipage s’était volatilisé en 1872.

Les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure du phénomène : le « syndrome d’effondrement » ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, donc pratiquement ni fruits, ni légumes. Les trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité en dépendent. Arrivée sur Terre 60 millions d’années avant l’homme, Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu’à sa survie.

Faut-il incriminer les pesticides et les médicaments employés pour les combattre ? Les parasites tels que le varroa ? De nouveaux virus ? Le stress des voyages ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles ? Il semble plutôt qu’une combinaison de tous ces agents détruise les défenses immunitaires des abeilles.

Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe », avait-il prédit, « l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »

 

LES PRINCIPAUX PROTAGONISTES

Mon projet n’était pas de réaliser un film mondialisé qui passerait à toute vitesse d’un endroit au suivant, mais au contraire de prendre le temps d’apprendre à connaître et à comprendre les différents protagonistes, généralement apiculteurs, que nous avons rencontrés, et desquels nous nous sommes approchés avec un mélange de tendresse et de colère. Tous nous ont répondu en leur nom personnel. Même s’ils inspirent ou suggèrent un certain nombre de thématiques plus vastes, nous avons surtout cherché à apprendre à les connaître en tant qu’êtres humains. Nous avons observé leur travail au quotidien, avons pris au sérieux leurs angoisses existentielles, souffert avec eux lorsqu’une nouvelle colonie d’abeilles disparaissait ou devait être détruite. De leur côté, ils nous ont montré comment ils font face au paradoxe quotidien consistant à travailler à la fois au rythme de la nature et contre elle.

Markus Imhoof

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FRED JAGGI

Fred Jaggi accorde beaucoup d’importance à la tradition. Pour lui, elle est un ingrédient de la recette de son succès. Cela implique aussi qu’il élève exclusivement l’abeille de « race noire locale », connue pour essaimer beaucoup, mais qui produit plus de miel. « Leur place est ici, dans les montagnes, et il faut que ça reste ainsi. » Les abeilles jaunes d’un apiculteur de la vallée voisine, qui s’égarent parfois chez lui, sont pour lui une grande source de contrariété. L’une de ses reines vient juste d’être fécondée par un faux bourdon jaune et pond des petits bâtards. Avec des gestes sûrs, Jaggi saisit la traîtresse, la gronde encore un peu pour son infidélité, puis lui coupe la tête en appuyant l’ongle de son pouce sur le bord du rayon.

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JOHN MILLER

D’énormes machines passent comme des insectes robotisés dans les rangées d’arbres plantées au millimètre près, et secouent les amandiers pour en faire tomber les fruits. John Miller se tient à un bout du verger et observe la récolte. Des « souffleuses » aspirent les amandes au sol, les travailleurs saisonniers les trient sur place sur un tapis roulant. Miller est satisfait. « Ces amandiers ont été pollinisés par des abeilles venues d’Australie, les amandes ont poussé aux Etats-Unis, et maintenant on les envoie en Espagne, où elles seront pelées et grillées. Elles prendront ensuite l’avion pour le Japon, où elles seront utilisées pour la préparation d’un dessert traditionnel. Il aura fallu quatre continents pour confectionner un gâteau. Une gigantesque performance collective, si l’on veut. » Mais toute l’autodérision du monde ne trompe pas : John Miller a des doutes. Il est l’un des rouages d’une machinerie qui génère des milliards de chiffre d’affaires, mais il est évident qu’on ne pourra pas maintenir indéfiniment cette croissance illimitée. Miller ne peut pourtant pas sauter du train en marche. L’économie agricole a besoin des abeilles. Et lui a besoin de ce travail.

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HEIDRUN UND LIANE SINGER

Heidrun Singer porte des lunettes loupes et, armée d’une cuiller minuscule, elle sort de jeunes larves du rayon. « Nous donnons un petit coup de main à la nature, dit-elle en riant. On peut duper les abeilles et les „reprogrammer“, un peu comme un pirate informatique ! Ces larves sont en principe destinées à devenir des ouvrières ordinaires, mais une fois qu’on les a placées dans une cellule royale artificielle, les ouvrières les nourrissent de gelée royale, et en font ainsi des reines ! » Dans la famille d’Heidrun, on est apiculteurs depuis trois générations, et sa fille apprend déjà le métier. « Ma race d’abeilles est le résultat de plusieurs siècles d’un élevage rigoureux : elles ne sont pas agressives et produisent beaucoup de miel. Ce qui fait que mes reines sont demandées dans le monde entier. »

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PROFESSEUR RANDOLF MENZEL

Neurobiologiste à la Freie Universität de Berlin, le professeur Menzel, est l’ « homme qui murmure à l’oreille des abeilles ». « Une abeille ne peut survivre seule. C’est pourquoi nous parlons de « super-organisme ». Cela signifie que nous considérons une colonie d’abeilles comme un seul gros animal, dont les ouvrières constituent le « corps » et les faux bourdons et la reine les « organes sexuels » mâles et femelles. Une colonie est constituée de quelques 50.000 abeilles, et chacune d’entre elles dispose de 950.000 cellules nerveuses. En les connectant adroitement, elles ont à leur disposition la puissance de calcul de près de 500 milliards de cellules nerveuses ! Un cerveau humain en a tout juste 100 milliards… A mesure que le professeur Menzel nous entraîne dans les profondeurs de l’extraordinaire organisme que constitue l’essaim, la vie des hommes nous apparaît de plus en plus étrangère, irréelle.

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ZHANG ZHAO SU

Chez elle, dans le nord de la Chine, Zhang Zao répartit de petites portions de pollen dans de petits sachets imprimés d’une pomme rouge et les vend aux paysans 5 yuans pièce.

Des centaines de personnes sont installées dans les arbres et pollinisent les fleurs à l’aide de coton-tiges ou d’une baguette de bambou à laquelle on a fixé une petite touffe de duvet de poule. Le pollen se trouve dans un petit flacon en verre que les travailleurs portent autour du cou. Parmi eux, on trouve beaucoup de jeunes femmes – elles sont légères et peuvent grimper sur de jeunes branches sans les abîmer. Les ouvrières travaillent avec concentration et efficacité, fleur par fleur. Le temps presse, les pommiers ne sont en fleurs que quatre à cinq jours, et on a annoncé de la pluie.

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FRED TERRY

En Arizona, Fred Terry dépose les abeilles tueuses qu’il vient de capturer sous un toit, dans une maison à l’écart. Mais au lieu de les tuer, il leur donne de l’eau sucrée. Les abeilles boivent avidement. « Ce ne sont pas des caniches comme les abeilles d’élevage « normales », ce sont des loups. Voilà pourquoi elles ne tombent pas malades. Ce sont de parfaites abeilles à miel. Il faut juste éviter de les provoquer… »

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MARKUS IMHOOF – réalisateur, coproducteur

Mon intention était de permettre au spectateur de saisir le drame en train de se jouer, grâce à des images très sensorielles et, au-delà des histoires bien réelles de « minuscules » abeilles, de mettre en évidence un contexte bien plus vaste : la pression causée par une pyramide économique mondiale en continuelle croissance, à la base de laquelle on trouve, ne l’oublions pas, les insectes.

C’est la principale raison pour laquelle j’ai décidé d’apporter le plus grand soin à rendre visibles les abeilles et à les faire mieux connaître du spectateur. Leurs yeux immenses et poilus et leur carapace les font ressembler à des êtres fascinants venus d’une autre planète qui, à l’écran, paraissent aussi grands, et la plupart du temps même plus grands que les hommes.

A un moment donné, dans la partie de bras de fer qui oppose les abeilles à l’économie de marché néo-libérale, un courtier en abeilles pousse des apiculteurs, et ceux-ci poussent leurs abeilles, à sans cesse améliorer leurs performances. L’abeille est devenue un animal qui travaille à la chaîne, une machine dont on attend qu’elle fonctionne sur simple pression d’un bouton.

Si je ne risquais pas de paraître présomptueux, je pourrais presque dire que ce film, c’est un peu « Les Temps Modernes » de Chaplin, raconté avec des abeilles.

Markus Imhoof

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photo équipe

PIERRE-ALAIN MEIER – producteur

Avant même de commencer le tournage, il a fallu, avec mes collègues et partenaires Thomas Kufus, de zero one film (D) et Helmut Grasser, d’Allegro Film (A), inventer des outils sur mesure pour filmer les abeilles, comme sont filmés les acteurs dans les films de fiction : pouvoir accompagner leurs actions dans l’espace avec des travellings, mouvements de grue et autres panoramiques, de façon à leur donner la stature de véritables protagonistes. Un quart du film a été ainsi filmé en studio, mais un studio situé en pleine nature.

De ce fait, le film a coûté relativement cher, près de 3 millions de francs. Mais c’est essentiellement parce que Markus Imhoof a proposé un film différent, tourné dans 4 continents, un tournage de plus d’une année, avec du matériel parfois très sophistiqué, que nous avons entre autres pu à la fois convaincre la Schweizer Radio Fernsehen (et RTS & RSI) en Suisse, la Bayerische Rundfunk en Allemagne ainsi que l’ORF en Autriche, de s’intéresser à notre projet.

Pierre-Alain Meier

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Différentes affiches du film
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Festivals
  • Festival International de Cine de Gijón – Spain, 15.11.2013 – 23.11.2013
  • Rehoboth Beach Film Festival – Rehoboth Beach, Germany, 06.11.2013 – 10.11.2013
  • Contemporary Science Film Festival – Moscow, RU, 10.10.2013 – 17.10.2013
  • Environmental Film Festival Melbourne – Australia, 05.09.2013 – 13.09.2013
  • Seattle International Film Festival – Seattle, WA, 12.06.2013 – 20.06.2013
  • Maui Film Festival – Maui, HI, 12.06.2013 – 16.06.2013
  • Southside Film Festival – Bethlehem., PA, 11.06.2013 – 15.06.2013
  • San Francisco Green Film Festival – San Francisco, CA, 30.05.2013 – 05.06.2013
  • Torino, CinemAmbiente – Environmental Film Festival, IT, 16.05.2013 – 05.06.2013
  • Warsaw, 10th Planete + Doc Film Festival Warsaw, Competition, 10.05.2013 – 19.05.2013
  • Leuven, 9th Docville International Documentary Film Festival Leuven, 03.05.2013 – 11.05.2013
  • USA Film Festival – Dallas, TX , 24.04.2013 – 28.04.2013
  • Sarasota Film Festival – Sarasota FL, 05.04.2013 – 14.04.2013
  • Louisiana Int’l FF – Baton Rouge, LA, 18.04.2013 – 21.04.2013
  • Buenos Aires, 15° Buenos Aires Festival Internacional de Cine Independiente, 10.04.2013 – 21.04.2013
  • Environmental Film Festival at Yale U. – New Haven, CT, 08.04.2013 – 14.04.2013
  • Montclair FF – Montclair, NJ, 05.04.2013 – 14.04.2013
  • Cleveland, 37th Cleveland International Film Festival, 03.04.2013 – 14.04.2013
  • Cleveland International Film Festival – Cleveland, OH, 19.03.2013 – 30.03.2013
  • Hong Kong, 37th Hong Kong International Film Festival, 17.03.2013 – 02.04.2013
  • Thessaloniki, 15th Thessaloniki Documentary Film Festival, 15.03.2013 – 24.03.2013
  • Vilnius, 18th Vilnius International Film Festival, 14.03.2013 – 28.03.2013
  • Oslo, 12th Eurodok Oslo European Documentary Film Festival, 13.03.2013 – 17.03.2013
  • Washington D.C., 21st Environment Film Festival Washington D.C., 12.03.2013 – 24.03.2013
  • Sofia, 17th Sofia International Film Festival, 07.03.2013 – 17.03.2013
  • Guadalajara, Jalisco, 28° Festival Internacional de Cine de Guadalajara, 01.03.2013 – 09.03.2013
  • Paris, 30e Festival International du Film d’Environnement, 19.02.2013 – 26.02.2013
  • Berlin, Berlinale German Cinema, 07.02.2013 – 17.02.2013
  • Portland OR, 36th Portland International Film Festival, 07.02.2013 – 23.02.2013
  • Göteborg, 36th Göteborg International Film Festival, 25.01.2013 – 04.02.2013
  • Helsinki, 12th DocPoint Helsinki Documentary Film Festival, 24.01.2013 – 27.01.2013
  • Santa Barbara, 28th Santa Barbara International Film Festival, 24.01.2013 – 03.02.2013
  • Solothurn, 48. Solothurner Filmtage, 24.01.2013 – 31.01.2013
  • Palm Springs, 24th Palm Springs International Film Festival, 03.01.2013 – 14.01.2013
  • Kerala, 17th International Film Festival of Kerala, 07.12.2012 – 14.12.2012
  • Goa, 43rd International Film Festial of India Goa, 20.11.2012 – 30.11.2012
  • Doha, 4th Doha Tribeca Film Festival, 17.11.2012 – 24.11.2012
  • Amsterdam, 25th IDFA International Documentary Film Festival Amsterdam, 14.11.2012 – 25.11.2012
  • Kassel, 29. Kasseler Dokumentarfilm- und Videofest, 13.11.2012 – 18.11.2012
  • Tallinn, 16th Tallinn Black Nights Film Festival, 13.11.2012 – 28.11.2012
  • Copenhagen, 10th CPH:DOX International Documentary Film Festival Copenhagen, 01.11.2012 – 11.11.2012
  • Vancouver, 31st Vancouver International Film Festival, 27.09.2012 – 12.10.2012
  • Toronto, 37th TIFF Toronto International Film Festival, 06.09.2012 – 16.09.2012
  • Freistadt, Freistadt Festival # 25 Der neue Heimatfilm, 22.08.2012 – 26.08.2012
  • Locarno, 65° Festival del film Locarno, 01.08.2012 – 11.08.2012

Capture more than honey

Marianne

par Danièle Heymann

« Des abeilles et des hommes » est (…) pour les enfants, pour leurs enfants, pour tout Terrien un peu conscient.

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Ouest France

par La Rédaction

Instructif et passionnant à la fois.

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TéléCinéObs

par Marie-Elisabeth Rouchy

Un formidable plaidoyer pour ces bienfaitrices de l’humanité que la folie des hommes est en train de détruire peu à peu.

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Positif

par Pascal Binétruy

Cette enquête au long cours, qui vaut d’abord par la diversité des portraits d’apiculteurs, a le mérite d’associer l’homme aussi bien au milieu naturel dans lequel il évolue qu’à son environnement culturel.

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Le Monde

par Jacques Mandelbaum

(…) Un documentaire profondément humaniste, qui remplit honnêtement et intelligemment son offre pédagogique (…).

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Le Parisien

par Pierre Vavasseur

Les abeilles (…) sont le sujet d’un documentaire fascinant, émaillé d’images et de sensations fortes, parfois proches du thriller. (…) Ni didactique, ni pesamment écologique, « Des abeilles et des hommes » est du miel pour notre réflexion.

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Les Fiches du Cinéma

par Isabelle Boudet

Tel un « Mondovino » du miel, ce documentaire touchant analyse avec brio un phénomène complexe.

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Télérama

par Frédéric Strauss

Tout en pointant la folie d’un monde qui se fait à tout, pourvu que l’argent rentre, ce documentaire aide à comprendre quelle évolution est possible, et comment le cycle vital pourra se perpétuer.

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Le Journal du Dimanche

par Barbara Théate

C’est presque un film d’horreur que signe Markus Imhoof pour nous faire prendre conscience du sort terrible infligé par l’homme aux abeilles. (…) Le vol des abeilles, filmé en très gros plan, apporte une poésie bienvenue dans ce monde de brutes.

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Libération

par Laure Noualhat

A mille lieux du documentaire d’investigation, le film permet, grâce à une narration intimiste mais pas trop, (…) naïve mais pas idiote, de mieux comprendre quelle relation particulière l’homme a tissé avec l’un des plus spectaculaires insectes sociaux.

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aVoir-aLire.com

par Virgile Dumez

Si le réalisateur préfère souvent le fiel au miel, son constat alarmant file autant le bourdon qu’il donne des ailes pour changer enfin de modèle de production agricole. Indispensable.

La Croix

par Arnaud Schwartz

Riche d’images très rares (…), le film dresse un constat au final assez glaçant et laisse le spectateur aux prises avec des questions essentielles, liées aux antagonismes de plus en plus criants entre l’homme et la nature.

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L’Humanité

par Vincent Ostria

Markus Imhoof donne un bon aperçu du travail apicole dans le monde. Nonobstant certains effets destinés à faire cinéma, le film apprend une foule de choses.

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Les Inrockuptibles

par Vincent Ostria

Réalisé dans une optique spectaculaire par un cinéaste de fiction, [le film] aurait pu se passer de certains effets (…). Mais au-delà de son désir de spectacle, le film fait son boulot et fourmille (ou bourdonne) d’informations passionnantes sur l’apiculture.

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BLOG OFFICIEL

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Awards « More than Honey »

Swiss Film Award Quartz Best Documentary Film 2013
Swiss Film Award Quartz Best Film Score 2013
Swiss, Zürcher Film Award Best Documentary Film 2012
Swiss, Succès Zürich – Best Documentary Film Cadrage 2013
Swiss, Prix Walo Best Film Production 2013
Swiss, Audience Award Solothurn Film Festival 2013
Swiss, Audience Award Delémont-Hollywood 2013
Swiss, Swiss Award Kultur 2014
Swiss, Mister Earth Schweiz 2014
Switzerland’s official foreign language entry for the 86th Academy Awards

German Film Award Lola for Best Documentary Film 2013
Germany, Bavarian Film Award for Best Documentary Film 2013
Germany, Gilde-Filmpreis Best Documentary Film Filmkunstmesse Leipzig 2013
Germany, German Natur Film Award Darßer NaturfilmFestival 2013
Germany, Audience Award Darßer NaturfilmFestival 2013
German Film Award Lola Best Editing 2013 (Nomination)
Germany, Bild-Kunst Schnitt Preis Documentary Film 2013 (Nomination)
Germany, Zukunftsfilmpreis Festival des Umwelt- und Naturfilms Brandenburg, 2014

Austria ROMY Award for Best Director Documentary Film 2013
Austria ROMY Award for Best Documentary Film 2013
Austrian Film Award for Best Sound Design 2013

USA, Best Documentary Film Santa Barbara International Film Festival 2013
USA, Best Feature Award Green Film Festival San Francisco 2013
USA, Eco-Conscious Media Award Best of Raw Awards 2014

France, Prix Buffon Festival Pariscience – Festival international du Film Scientifique 2013
France, Meilleur documentair Festival International du Film Ecologique de Bourges 2013

Italy, Premio Parco Nazionale Gran Paradiso Gran Paradiso Film Festival 2013
Italy, Special Price „Expo 2015 – Feeding the Planet, Energy for Life“ Prix Italia 2013 (Nomination)

Great Britain, Audience Award UK Green Film Festival 2013

Romania, Audience Award Pelicam International Film Festival 2013

Ukraine, Golden Medal World Beekeeping Awards, Apimondia – International Apicultural Congress 2013

Czech Republic, Winner International Competition International Festival of Science Documentary Films Academia Film Olomouc 2014

Brazil, Special Mention Filmambiente International Environmental Film Festival 2013